5 questions à Alain Têtedoie, dirigeant de la Fraiseraie, entreprise engagée dans l’économie régénérative

Ça nous inspire

Alain Têtedoie est le PDG de la Fraiseraie, entreprise pornicaise, située sur la côte atlantique, près de Nantes. Il a repris cette institution en 2015, en famille. L’implantation d’un nouvel appareil de production, sur une centaine d’hectares à Pornic, a conduit l’entreprise à concevoir un site exemplaire en termes de construction, de neutralité carbone, de biodiversité, de production biologique et d’agroforesterie. Objectif : améliorer l’impact environnemental de La Fraiseraie.

« J’étais dans un modèle industriel. Je suis revenu à un modèle artisanal. J’ai pris conscience des erreurs que nous avons commises ces dernières décennies« . Alain Têtedoie, dirigeant de l’entreprise, souhaite améliorer l’impact environnemental de la Fraiseraie.

La Fraiseraie en quelques mots ?

La Fraiseraie est une entreprise qui opère de la fourche à la fourchette. De la fourche, car nous sommes des producteurs de fruits et de fraises en particulier. Nous les transformons en glace et les commercialisons jusqu’à la fourchette dans notre propre réseau de points de vente qui rayonne en Loire-Atlantique : 16  boutiques et 2 restaurants.

Des consommateurs fidèles parfois sur plusieurs générations.

Ça veut dire quoi “régénérer » votre entreprise ?

En fêtant les 50 ans de l’entreprise en 2020, nous avons fait deux constats. Tout d’abord, nous souhaitions nous projeter dans l’avenir, tout en travaillant au renouvellement d’une majorité de nos outils agricoles et de transformation. Ensuite, nous avons souhaité aborder ce projet de reconstruction à 5 ans avec une approche la plus écoresponsable possible et en nous inscrivant dans l’économie circulaire.

Sur le plan humain, il s’agit également de mettre nos collaborateurs au cœur des décisions. C’est lors d’un séminaire que nous les avons consultés. À la question “Voulez-vous que l’entreprise s’engage dans une démarche sociale et environnementale », 99% ont voté « oui ». Nous avons acté notre démarche de certification avec “Demain la Terre” de la même manière.

Pourquoi s’engager dans une telle transformation ?

Nous le faisons pour deux raisons. La première, c’est que nos consommateurs – des clients fidèles parfois sur plusieurs générations – apprécient la qualité gustative de nos produits. Mais ils sont aussi plus exigeants quant à l’agriculture responsable, aux modes de transformation, aux déchets… La deuxième raison tient à notre responsabilité en tant qu’entreprise et citoyens. Nous nous devons d’être un acteur du changement, tant au niveau professionnel qu’au niveau personnel.

Comment avez-vous mobilisé vos parties prenantes sur vos projets ?

Nous avons sollicité un certain nombre d’acteurs experts dans leur domaine : urbaniste, botaniste, pépiniériste, experts du tourisme, car notre futur site est implanté dans un territoire touristique… Tous ces experts peuvent devenir co-acteurs.

Un comité de parties-prenantes du territoire invitées à visiter le futur site de production et à partager leurs idées et recommandations.

Un projet qui déconstruit pour reconstruire : qu’est-ce que cela vous apporte ?

J’étais dans un modèle industriel et je suis revenu à un modèle artisanal. J’ai pris conscience des erreurs que nous avons commises ces dernières décennies. Pour résumer, je veux « réparer la Terre », comme l’exprime Open Lande. Ce projet vise également à emmener les futures générations de dirigeantes et dirigeants de l’entreprise vers un respect environnemental et une responsabilité sociale beaucoup plus forte.

L'accompagnement d'Open Lande


– séminaire d’inspiration et de mobilisation
empreinte de l’activité de l’entreprise
– accompagnement de l’implantation d’un nouveau site de production
– cartographie et animation des parties-prenantes du territoire
– conseils opérationnels à la demande

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