nous

le projet Open Lande

Tout est parti d'une évidence

On sait bien qu’on ne va pas continuer comme ça. Qu’il n’y a pas de place dans nos vies pour 3 voitures, 2 machines à laver, 5 smartphones, 18 paires de chaussures. Qu’il faut mieux partager les richesses. Qu’on ne peut pas continuer de dilapider les ressources naturelles. Si ? Réfléchissons deux secondes : nous sommes capables d’imaginer et de faire tant de choses. Pourquoi ne pas mettre des compétences, voire une dose de génie au service du bien commun ? Pourquoi réserver ce génie à des trucs jetables ou des algorithmes intrusifs ?  Pourquoi transformer la société seulement quand on a le temps, un peu le soir ou le week-end ? Il n’y aurait pas quelques défis humains à relever par hasard ? Alors mettons ensemble des personnes talentueuses, chacune dans son domaine. Faisons germer les idées. Transformons-les en expérimentations. Aidons-les à s’épanouir pour qu’elles deviennent de beaux projets. Nous aurons des produits, des services, des œuvres sensibles, des événements, des boîtes, des assos, des emplois au service du bien commun. Si c’est réussi, si c’est ambitieux, ça peut avoir un réel impact écologique et social. (Image extraite de « Shipping Containers », Running Numbers, par Chris Jordan. Image composée de 38 000 containers).

On s'est dit : oui, mais comment ?

On a voulu rassembler des talents très différents, pour les faire travailler au service d’un même projet : le monde de demain. Ce projet, on l’a appelé Open Lande. Open, comme open source : pour propager les connaissances, les idées, les solutions. Lande, comme la lande bretonne du domaine de Land Rohan, berceau d’Open Lande, premier lieu de rassemblement de notre communauté naissante. Open Lande accueille des femmes et des hommes. Ils viennent avec leur(s) projet(s), pour imaginer et construire ce monde. Il y a des indépendants, entrepreneurs, designers, associations, développeurs, hackers, artistes, agriculteurs… Tous les talents sont bienvenus à Open Lande, la fabrique de projets évolutionnaires. Tout est parti du domaine de Land Rohan, aux portes de Nantes. Si le projet se développe comme nous le souhaitons, il y aura d’autres lieux.

Un peu d'histoire

On a présenté notre projet au groupe Brémond, propriétaire du site de Land Rohan, ainsi qu’à la Fondation Le Damier. Ils ont accueilli le prototype du projet Open Lande sur le domaine de Land Rohan (en photo, ci-contre) et proposé leur soutien. Nous avons multiplié les visites, sorti le décimètre, pris des photos, fait des plans (sur la comète, parfois), planté des tentes, enfilé les bottes, grimpé au « moulin », accueilli  visiteurs et bêta-testeurs, bu et offert des litres de thé et de café. Promis, on ne va pas en faire une infographie. Six mois de travail, tests et réunions plus tard, Open Lande a été effectivement lancé au printemps 2018, pour une année expérimentale. Printemps 2019 : premier bilan plus que positif. Le projet gagne en ambition. Nous avons accueilli plusieurs milliers de visiteurs et participant.e.s à nos projets, séminaires, formations, événements, reçu de nombreuses personnalités (Gunter Pauli, Nicolas Hulot, Cyril Dion, Satish Kumar, entre autres). Nous développons notre communauté et nos services d’open innovation.

Open Lande est donc notre fabrique de projets évolutionnaires. Fabrique, parce qu’on ne fait pas qu’y lancer des idées, on les façonne : ici, elles deviennent des projets. Comme ils ont pour objectif de transformer la société, on aurait pu dire « impact » ou « transition écologique et solidaire ». On a choisi le terme évolutionnaires. Voilà. L’histoire ne fait que commencer et nous espérons qu’elle se fera avec vous. À Land Rohan, à Nantes et ailleurs.

Nous sommes des entrepreneurs engagés

L'équipe Open Lande ne demande qu'à faire votre connaissance. Marine, Sylvain, Pascale, Walter et Nathalie. Crédit, Gwennig Duigou pour Open Lande.

L’équipe opérationnelle (la team) est en cours de formation : Walter a été éditeur de presse dans une vie précédente : il a cofondé et dirigé le magazine numérique et papier Terra eco. Entrepreneur, auteur et conférencier à ses heures, il est mono-maniaque : son truc, c’est notre impact !  Technophile et optimiste, Nathalie vient du webmarketing. Elle est amoureuse de la nature, quand elle ne pilote pas des développeurs de sites Internet et des concepteurs d’habitat léger. Éco-conçus svp ! Entrepreneur et manager, Sylvain a travaillé pendant des années dans le monde du numérique et des startups. Il est aussi ancien caviste. Son truc, c’est de dégoter les talents qui sauront régénérer les écosystèmes. Pascale a consacré une partie de sa vie professionnelle à sillonner les bidonvilles, pour permettre aux populations d’y accéder aux services essentiels comme l’eau. Fraîchement débarquée à Nantes, Marine a rejoint l’équipe pour développer les séminaires « agitateurs d’idées et de talents ». Elle veille à la programmation et à votre accueil, comme on veillerait au lait sur le feu. D’autres nous rejoindront.

Il y a aussi Nathalie qui, de retour de quelques années à Londres, veille au destin de la #Capsule et participe à la construction de notre programme d’open innovation. Renaud, qui accompagne les hôtes d’Open Lande dans la germination et la mise en forme de leurs idées, Régis qui développe la première résidence paysanne, la Fondation Le Damier, qui nous a soutenu dans les premiers appels à projets. Et tant d’autres, dont les regards professionnels, et les coups de main quotidiens nous aident à ancrer Open Lande dans le paysage français. Le collectif ne demande qu’à grandir. Il y a de la place pour toutes les formes d’énergie : rencontrons-nous !

2 ou 3 petites choses qui font la Charte d'Open Lande

Une fois la vision partagée, une fois le cap défini, juste avant de se lancer, on s’est mis d’accord sur deux ou trois petites choses.

Bien commun Y contribuer, c’est la finalité d’Open Lande. On parle d’impact, écologique, social, culturel, économique.

Créativité et exigence C’est notre leitmotiv. L’énergie créatrice, quelle que soit sa forme, est un moteur pour accélérer la transition. Alors, que ça fuse, que ça pétille ! Mais avec talent, agilité et exigence.

Exigence et inspiration Si nous voulons relever les défis, écologiques et sociaux notamment, commençons par déconstruire les modèles du XXe siècle. Pour transformer en profondeur notre façon de vivre, de produire, de consommer, ne nous contentons pas de parler : expérimentons, mesurons. Si ça fonctionne, inspirons les autres et essayons de propager.

Coopération Nous ne sommes pas naïfs. Nous savons de quel bois le monde est fait. Mais nous privilégions toujours la coopération à la compétition.

Bienveillance et convivialité Nous n’allons pas nous faire mal sous prétexte de changer le monde. Alors commençons par nous changer nous-mêmes. Laissons les ego au placard pour travailler dans la sérénité, dans le respect de l’autre et de ses différences. Et buvons des coups ensemble de temps en temps !

Équité et diversité Ce n’est pas le plus simple. Veillons déjà à ce que les femmes et les hommes aient autant de droits et de devoirs, et inversement.

Progrès (humain) et droit à l’erreur C’est ce à quoi nous souhaitons participer. Nous essayons nous aussi de progresser, tout le temps et à tous niveaux. Mais nous considérons que l’erreur est humaine. Se planter parfois, c’est le signe qu’on a essayé.