Satish Kumar à Open Lande – Rencontre avec un infatigable pacifiste

Open Lande accueille l’activiste et penseur indien Satish Kumar, le 17 octobre. L’occasion de découvrir, en quelques mots, références et autres séquences vidéo, un infatigable défenseur de la paix et de la connexion à la planète.

publié le 28 septembre 2018 par La Team

[La rencontre à Open Lande avec Satish Kumar est complète. Vous pouvez encore participer à sa conférence en grand format à Nantes, le 17 octobre au soir. Prenez date également pour la prochaine rencontre Open Lande, le 8 novembre à 19h avec l’excellent Jean-Pierre Goux, créateur de Blue Turn et auteur de Siècle Bleu. Pour plus d’info, inscrivez-vous à notre newsletter et suivez-nous sur nos réseaux sociaux]


Tenter de résumer la riche vie de Satish Kumar n’est pas chose aisée.

C’est un voyage de 13 000 km qui fit connaître l’homme, en 1962. Un voyage à pied, précisément. Un voyage qui le mena du mémorial de Mahatma Gandhi, à New Delhi (Inde), jusqu’à… Washington, en passant par Moscou, Londres et Paris. Il s’agissait de relier, avec quelques comparses et sans un sou en poche, les capitales de ces quatre pays s’étant dotés de l’arme nucléaire. Si l’histoire ne dit pas comment il franchit l’Atlantique, elle est en revanche très claire sur les motivations pédestres de Satish Kumar : œuvrer pour la paix. Ce n’est d’ailleurs pas totalement un hasard si ce « pèlerinage pour la paix » le mena un peu plus loin, à Atlanta, pour rencontrer une grand figure des droits humains : Martin Luther King.

Élégance et simplicité

Militant de la paix, Satish Kumar insiste sur le fait que celle-ci est avant tout un « mode de vie », bien davantage qu’une absence de guerre, et que cette vie peut être « fondée sur une frugalité et une élégante simplicité ». Plutôt que courir après la prospérité matérielle, les sociétés en quête de paix devraient rechercher le bien-être social, environnemental et personnel, dit-il.

Réalistes versus utopistes

Dépeint en doux rêveur par ses détracteurs, Satish Kumar objecte que les « réalistes » n’évoluent pas forcément dans le camp que l’on imagine. Il rappelle que le réalisme a produit un certain nombre de tracasseries difficiles à passer sous silence : guerres, dérèglements climatiques, pauvreté à une grande échelle, anéantissement écologique… « Quand la moitié de l’humanité se couche avec la faim au ventre, grâce à l’action des leaders réalistes de notre monde, je demande à ceux qui me qualifient d’utopiste de me montrer le bilan de leur réalisme », interpellait ainsi Satish Kumar, en 2008, dans un article du Guardian.

Petite « School » et grand « College »

Tour à tour ou tout à la fois enfant moine en Inde, activiste, disciple de Gandhi, Satish Kumar a mené parallèlement plusieurs vies, dont celle d’éditeur et de cofondateur du Schumacher College, à Totnes (Royaume-Uni). Ce dernier a vu le jour en hommage à l’économiste allemand Ernst Friedrich Schumacher, penseur du minimalisme et lui-même auteur d’un essai réputé, Small is Beautifull : A Study of Economics as if People Mattered (1).

Satish Kumar est également créateur de La Petite école (The Small School), en 1982 à Hartland (Pays de Galles, Royaume-Uni), pensée pour accueillir un maximum de 40 élèves, autour de nouveaux préceptes éducatifs. Actuellement en cours de transformation, celle-ci est appelée à constituer le socle d’un centre consacré à l’enseignement, aux arts et à l’environnement.

 

 

(1) Ce texte défend l’idée selon laquelle le développement technologique ne peut se faire au détriment du capital naturel et des générations futures. Fondé en 1990, le Schumacher College a accueilli, ou accueille des intervenants aussi prestigieux que James Lovelock, Vandana Shiva ou Gunter Pauli.

En savoir plus :

 


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