Nantes, ville résiliente 2050 : une vision qui se révèle sur nos murs

Ça nous inspire

Imaginez, nous sommes en 2050 à Nantes. Nous avons réussi la mutation écologique de l’économie. Le climat est stabilisé, la biodiversité restaurée, les ressources sont préservées, et nous avons créé des milliers d’emplois durables.
C’est ce futur désirable que nous nourrissons dans la fresque de notre façade.

Mars 2049. Le début de la saison sèche.

Les planches s’entassent aux devantures de café. C’est le ballet annuel de montages de terrasses qui vient de commencer. Celles-ci animeront la ville jusqu’en novembre pendant les 9 mois de la saison sèche. De juin à octobre, d’élégantes cloisons extérieures végétales viendront compléter ces dispositifs. Elles arbitreront les personnes les plus fragiles pendant les multiples épisodes de canicule : parfois jusqu’à 48° pendant plusieurs jours d’affilée.

9 mois de saison sèche : partout dans la ville, des filets collecteurs d’eau ont été tendus. Chaque goutte compte.

Zéro carbone, ceinture agroforestière et immeubles vivants

Nantes, comme de nombreux territoires du monde entier, a relevé le défi d’une « société zéro carbone » et résiliente. Exit, les énergies fossiles. Relocalisées, les filières alimentaires.  Une ceinture agroforestière, complétée par une multitude de petites conserveries, boucle l’ensemble de la métropole, dont les formes ont profondément changé en trente ans.
La quasi-totalité des places ont été repensées autour de mini-forêts rafraichissantes et nourrissantes. L’habitat, plus compact, forme de petits îlots. Serrés les uns contre les autres, les immeubles ont pris des allures d’autant de carapaces, selon les principes inspirés du vivant. Résistants aux écarts de température et aux violents aléas climatiques.

Comment le territoire s’est adapté aux chocs écologiques ?

Ce ne fut pas sans peine. Anticipées dès le début des années 2020, les difficultés se sont fait ressentir dans les années Trente, notamment du fait de la raréfaction des énergies fossiles. Trop difficile à exploiter, trop chères. Il a fallu tout changer en dix ans. Pour réduire les coûts de transports et minimiser l’extraction de matière et de ressources, de multiples quartiers artisanaux ont vu le jour.
Le périphérique de la ville, sur lequel ne circulent plus de des navettes électriques, est émaillé de petits hubs logistiques où s’affairent une nuée de cargo-vélos. Tout a été repensé : l’éducation, les métiers, l’économie, l’organisation de la société.

Nous avons du tout repensé : filières alimentaires, métiers…

Et ailleurs en 2050 ?

Le monde a lui aussi vu ses formes évoluer. La carte de France a été redessinée au gré de la montée des eaux, comme celle de l’Europe et de tous les continents. Le Maghreb est devenu un désert, à l’exception de ses métropoles re-végétalisées. Plusieurs sites touristiques majeurs ont été délaissés : les chutes de Victoria, à sec, n’attirent guère que quelques aventuriers en mal de sensations ; l’ascension de l’Everest ‘est plus autorisée que pendant trois mois dans l’année ; le Mont Blanc, devenu trop dangereux, est lui « fermé » en permanence. Londres a été rebaptisé la Venise du Nord.

La Fresque Open Lande : créer le désir de ce monde résilient  

Un monde transformé, un monde effondré, un monde fliqué. D’où nous sommes, l’avenir est imprédictible. Utopie, dystopie, uchronies ? De nombreuses voies sont envisageables.
Créer le désir d’un monde désirable et durable, c’est peut-être autant le rendre sensible lui, que de tirer le fil d’une monde ultra-fliqué et technologique afin de générer une tension dramatique.
Rendre sensible ces récits, mettre en espoir nos rêves et fantasmes, pour aider à la prise de conscience et de décisions est un des enjeux d’Open Lande.

La résilience en coopérant avec le Vivant.

Nos soutiens

Merci au Groupe ELSAN – Clinique Brétéché & Santé Atlantique, via le Fonds métropolitain pour la culture d’avoir permis l’éclosion grandeur nature de cette fresque !

Idée originale Open Lande. Scénario Open Lande & Studio Katra. Réalisation Studio Katra

La résilience en coopérant avec le Vivant.
Retour au blog